jeudi 11 février 2016

Pourquoi ca change

Comme je le disais ici
" Je suis arrivée au bout d'un cycle
Seulement je ne sais pas encore comment commencer le nouveau
Comme je l' ai écrit récemment dans ce SMS , bientôt je vais devoir décider que ça aille mieux
Seulement je n' ai pas encore envie "


L'envie est venue le 2 janvier
Stop tout
En premier lieu le poids

La seule technique qui fonctionne
Arrêter le sucre , les féculents  et surtout le gluten dans mon cas
Le gras n'a pas trop d'importance mais j'en mange peu de toute façon donc le diminuer n' a aucun sens  

L' avantage des appareils mesureurs de glycémie c'est que tu peux tester l' effet de chaque aliment et son effet sur la glycémie
Chez moi c'est ce qui est à base de gluten essentiellement
La patate ( sous toutes ses formes mème frite ) passe
La polenta aussi
Le riz est en cours d'essai : ça dépend du riz

Donc pas de glucides sauf ceux présent dans les legumes
Des fruits 4/5 par jour
Des amandes  pour le matin et le gouter
Donc pas de pain , pâtes , pâtisseries

Donc pas d’hypoglycémie  donc pas de grignotage
Pas de faim intempestive

Et pas de chocolat depuis le 2 janvier : pas d'envie vraiment
C'est résister à tous les petits déjeuners , déjeuners , cocktails de vœux de janvier  assez facilement en fait

Cela donne 6.8kgs en 41 jours

Voici le problème
J'en ai beaucoup plus de 6.8kgs à perdre pour que cela se voit

Les gens me disent il marche pas ton régime t'es pareille
En plus t'es au régime et tu manges des frites , c'est n'importe quoi
Pour une fois un croissant ça va pas  te faire de mal
Tu manges une pomme à 10h et un gouter aussi mais tu vas jamais maigrir

1 cran de ceinture et presque un deuxième
Ca ne voit pas ? moi je le vois
Je le vois ce pantalon non stretch qui ferme sans problème maintenant
Ils sont là les 6.8kgs
Dans ces quelques cm en moins autour de la taille
Moi je les sens
Et si toi tu ne les vois pas , je m'en fiche un peu beaucoup


Un nouveau cycle a débuté  C'est tout ce qui importe 

 C'est con il suffisait juste que je le décide









mercredi 20 janvier 2016

Humeur



Chanson de Barbara (paroles et musique), interprétée par Pierre Lapointe (album Paris Tristesse),
Ça ne prévient pas ça arrive, ça vient de loin
Ça s'est promené de rive en rive, la gueule en coin
Puis un matin au réveil c'est presque rien
Mais c'est là ça vous ensommeille au creux des reins

Le mal de vivre, le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme un fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C'est pas forcément la misère
C'est pas Valmy c'est pas Verdun
Mais c'est les larmes aux paupières
Au jour qui va au jour qui vient

Le mal de vivre, le mal de vivre
Qu’il faut bien vivre vaille que vivre

Qu'on soit de Rome ou d’Amérique
Qu’on soit de Londres ou de Pékin
Qu'on soit d’Égypte ou bien d’Afrique
Ou de la porte St Martin

On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu'il est long lorsqu'il faut fait le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On n'en peut pas on n'en peut plus
Et tout seul dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus

Le mal de vivre, leur mal de vivre
Qu’ils devaient vivre vaille que vivre

Et sans prévenir ça arrive, ça vient de loin
Ça s'est promené de rive en rive le rire en coin
Puis un matin au réveil c'est presque rien
Mais c'est là, ça vous émerveille au creux des reins

La joie de vivre, la joie de vivre
Viens la vivre ta joie de vivre

et puis Pierre Lapointe  c'est ca aussi entre les chansons

 

samedi 2 janvier 2016

Cette belle année 2015

En 2015 , je veux me rappeler que

J' ai vu de la danse comtemporaine  ( et je me suis endormie )
J'ai été invitée à de nombreux vernissages  (je suis allée à la moitié )
J' ai passé un merveilleux week end bourguignon avec ma J cherie
J' ai fait de la air musique avec les Airnadettes
J' ai compris pourquoi j' aimais tant Christine and the Queens à L'Olympia
J' ai encore raté mon rendez vous avec L'Ecotrail de Paris  du fait d'une cruralgie tenace
J'ai vu ma pièce annuelle de Molière  ( ce fût l' Avare cette année )
J' ai fait tous les examens médicaux  possibles( je n'ose imaginer mon coût sécu cette année )
J' ai chanté pendant plus de 3h avec Sting et Paul Simon
J' ai changé de lunettes ( et je ne vois pas vraiment mieux avec ; il serait temps que mes yeux arrêtent de faire n’importe quoi )
Je suis allée écouter le Paris Tristesse de Pierre Lapointe ( deux fois )
J' ai menti à ma J Chérie pour un magnifique 4 juillet
J' ai tatoué mon bras gauche d'une orchidée
J' ai vu les chats de Cats ( deux fois )
J' ai assisté à une soirée fourty-che en l'honneur d'un quarantenaire au karma étrangement semblable au mien 
J' ai découvert le plaisir du Kiné deux fois par semaine ( du plaisir enfin on va dire que c'en était )
J' ai découvert Nantes , ville de ma J ( quel bel éléphant ) 
J' ai découvert Lyon sans fête des lumières mais avec des amis qui comptent et ça vaut toutes les lumières du monde
J' ai dansé avec Madonna avec ma J qui découvrait Bercy ( et non pas l' Arena machin )
J' ai dansé sous la pluie avec mon C au Chatelet  ( et ce fût un régal )
J' ai déjeuné , diné , aperoté  avec des amis, des inconnus qui ne sont plus ( enfin sauf quelques uns   qui retourneront dans l'inconnu )
J' ai blablacarisé en chauffeur et passager
J' ai pris un abonnement Autolib ( j' adore conduire la Bluecar)
J' ai patissé , échangé des recettes

Elle était bien cette année , non ?
J' ai oublié des choses ?

Surement mais c'est de celles-ci que je veux me souvenir




jeudi 31 décembre 2015

Pourquoi ca continue encore

Je ne suis pas  gentille avec moi .
Je n'ai pas su  prendre soin de mon repos
J'ai trop tiré sur la corde de ma résistance comme je le fais depuis des années.
Difficile de voir plus loin que le quotidien quand on s'y est habitué

Un refus de trop parler de moi dans la vraie vie
 ce blog est une exception pour moi
Je ne communique rien sur mon état d'esprit

Il y a toujours un prix à payer. A ne pas se permettre d'être en colère sans culpabiliser, c'est après soi qu'on est en colère, une colère froide

Je suis arrivée au bout d'un cycle

Seulement je ne sais pas encore comment commencer le nouveau


Comme je l' ai écrit récemment dans ce SMS , bientôt je vais devoir décider que ça aille mieux
Seulement je n' ai pas encore envie





mardi 22 décembre 2015

Pourquoi quand même un peu tout de même

Parce que oui quand même j'ai beau faire la maline

Ce 13 novembre quand  même il reste des traces

Je suis sortie
J'ai bu des apéros en terrasse 
Je suis allée au concert

On s'envoie un SMS quand on est rentré chez soi

Mais
Ces insomnies si peu habituelles
soit il y a la douleur de la jambe et genou relativement permanente
cet eczéma au pied si violent depuis 1 mois  au point de gêner  la marche 

Cette remarque de l' allergologue hier
ça peut être allergique mais vous êtes sûre qu'il n'y a pas eu un gros choc il y a 1 mois ?

Cette crise de panique il y a une heure

Je fais comme si
comme si tout allait bien
mais ça ne va pas bien
mais je fais comme si
en plus d'une vie perso pas en pleine forme non plus

Je fais comme si
un jour  bientôt ça ira mieux

Merci à ceux qui le voient de faire comme si aussi

Merci à ces garçons et ces filles   pour leur présence , leurs appels, leurs SMS , leurs DM

Je fais comme si et mais de moins en moins











vendredi 27 novembre 2015

Pourquoi encore

 Je ne connaissais pas cette chanson


Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C'en est assez de vos violences.
D'où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu'il soit de n'importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c'est abominable d'avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c'est abominable d'avoir pour ennemis
Les rires de l'enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c'est bien !
Et pour une rose entr'ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d'abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse


Et riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour au murs gris
Où l'aube n'a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l'eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d'abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N'avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d'une cour aux murs gris
Où l'aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !

Perlimpinpin De Barbara Interprété par Nathalie Dessay lors de l'hommage aux victimes du 27 novembre 2015 dans la cour des Invalides 

Pourquoi


Quand ce système brutal qu'on essaie d'apprivoiser
Nous aura vidé de nos âmes et de nos dernières bonnes idées
Il nous restera ça

Quand les mythos d'en haut auront fait élire les chiens
Que la culture et l'ouverture seront des souvenirs lointains
Il nous restera ça

Quand on sera tous endormis par les discours des marchands de sable
Et qu'on aura qu'nos utopies pour raconter nos propres fables
Il nous restera ça
Il nous restera ça

Quelques papiers griffonnés, quelques rimes à enrichir
A la face d'un monde hanté par un futur sans avenir
On pourra dire qu'on a tenté d's'ouvrir un peu une veine
Pour faire couler une encre honnête, avoir mal pour être soi même
On essaiera d'se souvenir pourquoi on a commencé ça
Retrouver l'urgence d’écrire le plus important c'est ça
Être soi même malgré tout, naïf, décidé, bavard
On absorbera les mots en trop sur un bout de papier buvard
On essaiera de se souvenir qu'on a fait ça sans calculer
On a noirci sans rougir tout c'qu'on trouvait d'immaculé

Comme un réflexe dérisoire c'était bon quand j'y pense
On a rempli des pages comme tu t'es rempli la panse
Certains diront qu'ça sert à rien mais qui pourra nous raisonner
On sera toujours plus d'un à continuer de faire raisonner
Quelques cordes vocales têtues qui ne feront pas leur age
Tels des pètes torse nu un peu perdus dans l'orage
Dans la tempête où le chiffre a pris l'dessus sur le verbe
On se sent bien à nos places un peu comme un poisson dans l'herbe
Personne ne peut l'cacher on a la rime anachronique
Dans ce monde de 4G on cherche les cabines téléphoniques
Sans réseau, sans raison comme le roseau nous plions
Hors fuseau, hors saison, nos dernières forces nous trions
Pour arroser encore la source qu'on n'laissera pas tarir
Et même les deux pieds dans l'eau on entendra encore nos rires
On entendra encore nos joies, on entendra encore les cris
Ceux des vrais, ceux des enfants qui nous font croire à l'envie
L'envie d'regarder au d'ssus voir qu'y a encore des étages
Et qu'ils pourront y grimper avec en poche cet héritage
Ces quelques mots ces quelques textes qui nous aident à penser
Qu'on n'a pas fait tout ça pour rien, qu'y aura une trace du passé
Il leur restera ça ces quelques moments choisis
Dans ce monde de brutes, quelques grammes de poésie

Il nous restera ça  - Grand Corps Malade